Cancers buccaux : les détecter tôt permet de les soigner dans 75% des cas

“En France, nous avons un manque absolu d’éducation thérapeutique au niveau dentaire”, débute le docteur Edmond Binhas, chirurgien-dentiste à Marseille. Et chaque année, 12 000 nouveaux cas de cancers buccaux sont détectés, 4 000 personnes en décèdent. Ils touchent des personnes dont l’âge moyen est de 60 ans. Ces cancers comprennent quatre stades : pris tôt (stade 1), on estime que les chances de survie à 5 ans sont de 75%, contre seulement 25% pris sur le tard (stade 4). Le dépistage précoce est déterminant.

Comment mieux dépister les cancers de la cavité buccale, au 5è rang mondial des plus fréquents ? Le spécialiste nous répond.

Cancers buccaux : de quoi s’agit-il ?

Les cancers buccaux sont nombreux. Il s’agit à chaque fois d’une prolifération de cellules cancéreuses qui entraînent une tumeur. En terme de localisation, ils touchent ce qui est lié à la muqueuse buccale : la langue, les gencives, la face interne des joues et des lèvres, le palais dur, le plancher de la bouche (partie entre la langue et la partie extérieure de la mâchoire) peu visible à l’œil nu, la mâchoire aussi ou encore les amygdales.

Ce sont des cancers épidermoïdes, c’est-à-dire qu’ils commencent toujours par se développer au niveau des muqueuses. On peut aussi les déceler par l’apparition de ganglions.

Quels signes doivent alerter ?

Il est très important de connaître les symptômes des cancers buccaux, même si ces derniers peuvent être communs à de nombreuses maladies.

Une douleur chronique ou une douleur à la déglutition doivent alerter. Tout comme une ulcération blanchâtre ou rougeâtre qui persiste plus de 3 semaines.

Des douleurs dans l’oreille, des saignements de la bouche (qui peuvent aussi s’expliquer par des soucis bénins), des ganglions dans le cou ou sous la mâchoire, ou encore une perte de poids peuvent aider à tirer l’alarme.

Dans le cas où vous présentez l’un de ces symptômes, il est nécessaire d’aller consulter.

Quels sont les facteurs de risque ?

Les facteurs de risque des cancers buccaux sont le tabagisme et l’alcool, la combinaison des deux étant le plus dangereux. Le fait de chiquer du tabac est un facteur de risque accru. Avoir contracté le papillomavirus peut augmenter les probabilités d’avoir un cancer buccal. Autre élément : avoir une prothèse mobile mal ajustée qui blesse de façon chronique. A long terme, cela peut favoriser le déclenchement de cancers buccaux. On dénombre aussi un tiers de cancers buccaux dont l’origine demeure indéterminée.

Comment se faire dépister régulièrement ?

On recommande une visite par an chez le dentiste, dont l’une des fonctions est de dépister les cancers buccaux. Le dépistage précoce des pathologies malignes fait partie de leurs attributions.

Une consultation annuelle chez un médecin généraliste peut aussi permettre un dépistage initial. Pour le diagnostic définitif, un ORL, un chirurgien maxillo-facial ou un stomatologue interviendront. Ils effectueront une biopsie ou un scanner par exemple.

Comment traiter les cancers buccaux ?

En général, le cancer buccal commence par être traité via une chirurgie dite “à large bord”: on va essayer d’englober la tumeur au maximum. Ensuite, une radiothérapie vient compléter. Dans les cas les plus graves, on ajoute une chimiothérapie. Si une partie de la mâchoire doit être retirée pour sauver le patient, une reconstruction est proposée.

Lire aussi :

Cancer de l’ovaire : symptômes, diagnostic
Cancers de la tête et du cou : 14 000 personnes touchées chaque année
Cancer du poumon : des scanners réguliers pour dépister les sujets à risque ?

Nous vous invitons…

Nous vous invitons à prendre rendez-vous avec un de nos psychologues, psychothérapeutes et psychopraticiens afin de faire un premier pas vers le changement que vous désirez. Si vous désirez obtenir de plus amples informations ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous téléphoner. Vous pouvez prendre un rendez-vous par téléphone ou en envoyant un email au cabinet des Psychologues de Paris 9 (à l’attention du psychologue ou psychothérapeute de votre choix).

Menu