Micro-crédit : la start-up française Bling lève 10 millions d’euros

Marre des découverts bancaires ? La start-up française Bling propose à ses clients une avance jusqu’à 100 euros. Ne parlez pas de crédit à ses dirigeants, mais de “dépanne” : pas question de passer pour des “prédateurs”, explique l’un d’eux. Avec sa charte graphique flashy et ses publicités comiques, la start-up de cash-on-demand s’adresse clairement aux jeunes. Ce 24 juin 2021, elle annonce avoir levé 10 millions d’euros auprès du fonds d’investissement américain Goodwater Capital pour poursuivre son développement en France et s’ouvrir des perspectives européennes. La société revendique 250 000 avances accordées depuis son lancement en juillet 2020, pour un total de 15 millions d’euros.

Pour connaître la situation de ses clients et faire leur scoring, Bling s’appuie sur l’open-banking. En d’autres termes, la start-up a un droit de regard sur le compte bancaire du consommateur pour s’assurer de sa capacité à rembourser. Grâce à ce système, son cofondateur Benjamin Daudignac promet un taux de défaut très faible. “Les crédits à la consommation parient sur l’échec de l’utilisateur, nous sur le succès”, tacle le jeune entrepreneur, bien décidé à se différencier des crédits traditionnels, souvent accusés de favoriser le surendettement. Le service a tout de même une contrepartie : sept euros sont demandés pour obtenir immédiatement l’avance, sans quoi il faudra attendre trois jours. De même que les utilisateurs en retard sur le recouvrement doivent s’acquitter d’une pénalité de 8%, le délai étant fixé à un mois.

“On imagine un modèle d’abonnement à un euro par mois plus tard”

Avec ses 10 millions d’euros levés, Bling compte recruter une centaine de collaborateurs à Paris et Barcelone d’ici la fin de l’année 2022. Après l’Espagne, l’entreprise française envisage de s’orienter vers la Belgique, l’Italie et le Portugal. Une trajectoire qui enthousiasme Benjamin Daudignac, mais il faudra du temps et des ressources pour réussir cette implantation. “Dans chaque pays, nous devrons adapter nos algorithmes de scoring”, souligne-t-il. Les habitudes de consommation ou les revenus des consommateurs sont autant de caractéristiques qui demandent du travail de recherche et développement pour garder un outil pertinent.

Proposer du conseil d’achat

Pour le moment, l’entreprise de Benjamin Daudignac n’est pas rentable. Les avances accordées aux clients ne lui permettent pas de générer des revenus suffisants : “Les sept euros qu’on facture pour les avances instantanées, c’est pas assez.” Mais à terme, l’objectif est bien d’attirer le plus de clients possible afin de constituer une communauté Bling. Dans son tiroir, l’entrepreneur cache une nouvelle formule commerciale pour anticiper l’avenir et rentabiliser la société. “On imagine un modèle d’abonnement à un euro par mois plus tard”, annonce-t-il fièrement… tout en restant sur la réserve, le projet étant toujours en gestation. L’entreprise y voit surtout de nouvelles sources de revenus, basés sur l’exploitation de l’open-banking. Bling ne serait plus uniquement une plateforme de prêts, elle intégrerait aussi une partie dédiée aux conseils d’achat : “Par exemple, comme on a accès aux données bancaires des utilisateurs, on voudrait leur proposer des bons plans. Si on voit qu’ils payent l’électricité, on veut être capable de leur proposer des fournisseurs alternatifs.” Une offre déjà très répandues chez les fintech de l’open-banking, notamment les agrégateurs bancaires.

La fonction de micro-crédit, elle, resterait au cœur du métier de Bling, mais le montant de 100 euros n’a pas vocation à être dépassé : “Bling, c’est comme le copain qui prête 100 euros. On pense que ce n’est pas dangereux, ça permet de dépanner le plus de gens possible.” La société ne veut pas non plus subir la mauvaise presse des petits crédits à la consommation. Benjamin Daudignac assure que son modèle économique ne se base pas sur l’accumulation des taux d’intérêt et apporte même un soutien personnalisé aux utilisateurs. L’entreprise devra malgré tout faire ses preuves face à des solutions de paiement qui se diversifient tels que le règlement fractionné et différé, deux alternatives en plein essor face aux fins de mois difficiles.

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